La Botte, spectacle de marionnettes en création

NOTE D’INTENTION

La Botte, couverture de l'Album de littérature jeunesse édition Locus Solus par Liza Kerivel et Manon Beaumont, inspiré du conte traditionnel la moufle

Au commencement il y a un coup de cœur pour un album jeunesse « made in breizh », écrit par Liza Kerivel et illustré par Manon Beaumont (éditions Locus Solus), qui réinterprètent avec intelligence, humour et sensibilité un conte traditionnel russe, La Moufle, très lu dans les petites classes.

L’envie de donner vie à ces animaux marins en utilisant des matériaux rejetés par la mer. Prendre le pari de changer des déchets du consumérisme en poésie.

Puis il y a ce qu’évoque ce texte. cinq animaux cherchent refuge par gros vent et tempête dans un objet que la mer a rapporté sur la plage : une botte abandonnée.
Ils sont d’espèces et de formes différentes, ils ont leur tempérament et leurs spécificités, chacun finira pas se serrer pour laisser un peu de place au suivant…

Quelle chance de trouver un abri dans un environnement accueillant.
Très vite il y a l’omniprésence du plastique. La botte, mais aussi les déchets que l’on retrouve sur les plages issus des activités portuaires, balnéaires ou côtières…

Ce matériaux qui s’est imposé dans notre quotidien et déferle sur nos plages, couvrant nos océans pour former un 6ème continent, expose l’ensemble de la vie marine à des risques graves de toxicité. Pour une société qui prend appui sur ses failles pour évoluer, il est grand temps de limiter le gaspillage de ressources non renouvelables pour fabriquer des objets jetables. Le réemploi, le recyclage et les alternatives durables doivent être rendus visibles pour tous. C’est une des intentions de ce spectacle

Les animaux rentrent dans la botte en vue radiographique, tous unis contre l'adversité climatique !

La diversité de ces animaux implique des variations marionnettiques pour chacun. Entre le petit, le gros, le blessé et le nerveux, leurs personnalités marquées autant que leurs spécificités physiques (de deux à dix pattes, volants, rampants ou nageants) en font des marionnettes facilement identifiées. L’accompagnement sonore accentue leur personnalité et permet de les repérer rapidement..

ARCHITECTURE DU SPECTACLE

Une première scène pose le décor et l’ambiance météorologique, aboutissant au rejet sur la plage d’un tas d’objets non identifiés.

À cinq reprises un des objets se met en mouvement, s’assemble à d’autres objets pour constituer, avec l’aide de la marionnettiste, un animal marin. La mouette tout d’abord, puis la pieuvre, le crabe, le cormoran et le phoque pour finir. Chaque animal une fois construit découvre son environnement, s’y déplace à la recherche d’un abri. Il trouve la botte, demande s’il peut entrer, essaie puis réussit difficilement à s’y faufiler.

En miroir, une vue radiographique de la botte montre à chaque arrivée les animaux qui s’y accumulent rappelant aux plus jeunes l’enjeu de l’histoire, le phoque, le plus gros de tous, est le dernier à vouloir entrer dans la botte. Ce sera le point de non-retour…

ACCOMPAGNEMENT SONORE

Djo De Sousa est musicien multi-instrumentiste. Il accompagne en plateau chaque naissance avec des mélodies qu’il a composées et des bruitages qui soulignent la personnalité et la corporalité des marionnettes. Les sonorités vont du blues à la salsa avec des instruments à corde tels que ukulélé et cavaquinho.

Éric Guilleton, chansonnier étampois. a composé la ritournelle qui est jouée à chaque entrée d’un nouvel animal dans la botte en vue radiographique.

DÉROULÉ

Au commencement, il y a la mer qui scintille sous le soleil.

La mer scintille et clapote avant que la tempête arrive. Tissu pour les vagues en enregistrements de bruit en milieu extérieur

Et puis le temps se gâte. Les reflets s’estompent et la mer s’agite. Arrive la tempête. La mer vire au gris, le tonnerre gronde. Les vagues se gonflent jusqu’à cracher sur la plage divers objets cassés, déchets.

A première vue, ils forment un amas hideux. Mais en s’y attardant plus attentivement, et surtout en y portant un regard poétique, nous les verrons prendre vie…

Ces animaux marins vont tour à tour découvrir la botte échouée sur son rocher et tenter d’y trouver abri et réconfort, en ces circonstances agitées.

Un premier rentre, puis un second, mais petit à petit la question de l’espace encore disponible devient cruciale. Les premiers arrivés accepteront-ils de se serrer pour accueillir les suivants ? Cela suffirait-il pour que tous aient un coin au chaud et au sec ?

Bondée, la botte finit par exploser, chaque spectateur est alors invité à en ramasser un morceau et à le rapporter. Par ce geste collectif les spectateurs deviennent acteurs et composent le mot de la fin.

ÉQUIPAGE

Mise en scène : Sarah Preneron et Muriel Jouannet
Marionnettiste : Muriel Jouannet
Regards extérieurs marionnettes : Billie Davis, Andrea Petit-Fridriech et Camille Serruys
Création sonore : Djo’ De Sousa, Éric Guilleton
Captation de sons en milieu naturel : Philippe Vuillaume
Scénographie : Mélia Peineau
Administratif : Jérôme Giverny, Karine Loudier

SOUTIENS

Compagnie de la Juine (Etampes – 91)
Rendez-vous à la ferme (Pussay – 91)

Accueils en résidence :

Silo of Boigny (Méréville – 91)
Théâtre de l’Evre (Notre Dame du Marilais – 49)

A venir :
Moulin à Tan (Châteaudun – 28)

Le crabe court sur la plage pour rejoindre la botte